Je suis heureuse de lire que l'idée de l'homme qui rapporte l'argent au foyer et qui est là pour sanctionner, punir, en imposer finalement soit si bien décrite et remise à sa place.
Lorsque nous avons eu Stéphane, j'avais 21 ans et lui 23 ans. J'étais encore dans mes études d'histoire et lui dans son droit. Aussi lorsque j'ai compris que la contraception avait eu une faille, il a été le premier à qui je me suis confiée. Cet enfant nous en voulions, mais après notre mariage (qui a eu lieu 4 ans plus tard).
Finalement chacun a mis du sien pour que notre enfant soit le mieux accueilli. Bien évidemment sans les parents cela aurait été moins facile, mais je reste persuadée que nous y serions arrivés.
J'ai eu une belle grossesse, mis à part les petits tracas liés aux études et aux regards de certaines, mais il était toujours là pour me remonter le moral.
La venue de Stéphane a été je pense pour nous deux le plus beau moment de notre vie, il était attendu tant par Marco (mon mari) que nos parents.
Marco est un père à l'écoute de son fils, il sait être son confident, mais aussi poser des limites et transmettre des valeurs qui nous sont chères. J'œuvre d'ailleurs dans le même sens.
Je me souviens d'une de nos premières discussions sur l'éducation de notre fils, un point sur lequel nous avons été d'accord de suite c'est que nous devions aller dans le même sens, ne pas dénigrer les propos de l'autre. Les enfants sont malins, ils arrivent avec une phrase généraliste et voient comment nous réagissons. Aussi avant de répondre on essayait le plus souvent possible de ce concerter si l'on sentait que le fiston voulait avoir notre vision dans tel ou tel domaine, savoir ou nous allions poser les limites.
Finalement je crois que le maitre mot est d'être soi même, c'est ce que l'enfant ressent.
Lui rappeler qu'on est là pour discuter, mais qu'il a le droit d'avoir son jardin secret. Accorder après discussion certains plaisirs, mais rester ferme sur les limites que l'on a mis en place (respect, horaires, honnêteté).
A chaque grande évolution, l'on s'adapte.
De mémoire Marco a de suite partagé avec moi les moments, les petits plaisirs que sont le bain, le biberon, il a même été très vite un pro du change xD
Papa qui sait rire, qui sait partager, donner, orienter, guider et parfois puisque c'est nécessaire, dire "non" en expliquant ou en rappelant pourquoi ce n'est pas possible.
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'important est invisible aux yeux.
Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées.